Mediaephile, Reconstitution Médiévale & Histoire Expérimentale   Bienvenue, Invité. SVP Connexion  
  *===== 21/06/17  Les   I N S C R I P T I O N S   sont   D E F I N I T I V E M E N T   C L O S E S =====*  La mode des forums est passée, cet espace redevient ce qu'il a été au début (un répertoire personnel de favoris). Les inscrits ont conservé leur accès, pour peu qu'ils se connectent régulièrement (la purge des 200j sans connexion est maintenue).  RDV (ou pas !) sur facebook https://www.facebook.com/pg/Mediaephile-...; ou sur Twitter @Eodhel  
  AccueilAideChercherConnexion  
 
Page Index Toggle Pages: 1
Envoyer le fil Imprimer
Les matériaux (Read 1 550 times)
Eodhel
Admin
Déconnecté


Aut disce aut discede
(aprends ou va-t'en)

Posts: 19 464
Chateauneuf de Grasse (F-06)
Les matériaux
11/07/11 à 14:12:53
 
Les reconstituteurs sont tout à fait conscients de ne pas pouvoir disposer des étoffes à l'identique, les cultivars actuels étant probablement assez loin de ceux  des époques antérieures (lin, coton, chanvre) et les moutons également.

Ils sont également conscients que le traitement des fibres (filage, traitements pré ou post filage...) est différent et que le tissage lui-même ne connait pas les mêmes contraintes (largeur de lé, longueur de coupons), ni les mêmes traitements (foulonnage, apprêt...).

Nous savons tous également que l'armure (= la façon d'entrecroiser les fils, afin d'obtenir des étoffes plus ou moins résistantes, plus ou moins brillantes, plus ou moins monotones ou décorées de motifs "dans la masse") dépend parfois des outils disponibles.

Alors oui, nous devons faire des concessions et utiliser des étoffes tissées le plus souvent en toile (au mieux, en sergé), rarement grattées (laine grattée) et encore plus rarement foulonnées.

Mais décider de se contenter de "l'aspect tissage" pour justifier l'usage de brocard synthétique, c'est descendre un peu trop bas vers le plémobilisme.
A ce compte-là, autant accepter la viscose, ou le bambou ou le coton mercerisé. Cheesy (le coton mercerisé est un coton ayant subi un traitement chimique inventé en 1844).


Il va de soi que l'allure d'un costume doit être au plus près d'un modèle précis ou d'une synthèse de modèles précis et que nous ne ne contentons pas d'un "à la manière de".

Le top du top c'est d'arriver à utiliser un matériau à l'identique, mais nous sommes bien conscients que la chaîne de production "obtention de la matière première, filage, tissage" est décalée.  Le lin, la laine, le chanvre ont évolué, ont été sélectionnés.

Il est par ailleurs difficile de trouver des tissages avec des armures autre que la toile, tout en restant plausible, mais en y mettant le prix, ça se trouve.

En y mettant encore plus le prix (ou le temps), on peut éventuellement trouver  de l'étoffe tissée main. Pour du "filé main/tissé main", prévoir un gros budget mais dans l'absolu, ce serait l'idéal pour retrouver les tombés et les drapés et la réaction des étoffes pour certains modèles.

Le fait de s'intéresser aux étoffes débouche sur des enquêtes concernant à la fois la diffusion et la disponibilité des produits finis (quelles étoffes pour quelles régions ?). Mais aussi sur la réalisation de ces produits, et sur les producteurs : tisserands, fileresses, quels outils dans quelles régions, à quelle époque. Cela aide à comprendre la "construction" de vêtements : disposait-on de lé longs ? De lé courts, quelle était la moyenne, tout ceci conditionne la confection des patrons.

Et tout ceci, les reconstituteurs en sont conscients.
Ils ne baissent pourtant pas les bras et ne disent surtout pas  "bof, de toute façon, autant faire comme on a envie, puisqu'on ne pourra jamais reproduire à 100%"....


Back to top
 

Mieux vaut être petit chez les grands que grand chez les petits - ISO addict
Eodhel  
IP Logged
 
Page Index Toggle Pages: 1
Envoyer le fil Imprimer